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1.)  L’origine et l’histoire du Patin.

Le patin est un catamaran construit en bois lamellé (et à présent, aussi en fibres), il s’apparente à un traîneau et fut à l’origine construit en Catalogne (Espagne), plus particulièrement aux environs de Barcelone. En fait, le Pati Catala est le catamaran de sport le plus vieux au monde. Il fut développé à base d’un radeau catamaran utilisé au début du 20ième siècle pour accompagner les nageurs en mer et propulsé avec une longue rame.

Plus tard, on a commencé à expérimenter en essayant d’installer une voile sur ce catamaran à rames. Ceci explique pourquoi l’on n’a jamais équipé le Patin de safrans de gouvernail (en effet, le Patin était un canot à rames). En outre, le gréement est extrêmement simple avec une seule grand-voile, sans lattes ni bôme. De nos jours, ce bateau a évolué en un catamaran pur sang.

Pendant les régates, le Patin est navigué par une seule personne. En raison de l’absence d’un gouvernail ou d’une dérive, la ligne de navigation est déterminée par la position du poids du skipper. Voilà ce qui rend ce Patin tellement unique. Le Patin est navigué par la position du skipper. Celui-ci doit positionner son poids de manière infaillible pour pouvoir choisir la bonne ligne de navigation.

Le traîneau à voile pèse moins de 100kg et peut facilement être gréé par un seul skipper. Les nombreuses possibilités de trim font du Patin un bateau très technique, mais facile à naviguer. Cela transforme le Patin en un jeu passionnant.

En Espagne, l’on trouve le Patin surtout dans les clubs de voile en Catalogne, mais les flottes en Andalousie ne cessent de croître non plus. A présent, le Patin a le statut de classe de monotype en Espagne et lors des régates régionales et nationales, la classe des Patins occupe la 2ième position quant au nombre de participants (plus de 100). Seule la classe ‘Optimist’ fait mieux.

En Belgique aussi, il y une flotte de Patins depuis la fin des années 60, avec la plus grande concentration à De Haan (Le Coq-sur-Mer) et Bredene. Depuis quelques années, la classe connaît chez nous une vraie résurrection ; ce grâce au rajeunissement de la flotte et à Nosepasa (North Sea Patin Sailing Association) qui prend des initiatives en vue d’augmenter le nombre d’amateurs chez nous.

2.) Description des mesures

Longueur

5.60 mètres

Largeur

1.60 mètres

Poids

98kg

Surface voile

12m²

Longueur mât

7 mètres

3.) Naviguer en Patin : les avantages:

  • Le patin est extrêmement robuste et durable,  adapté à une vie dure aux plages de la Mer du Nord entouré de sable, de sel et de l’eau de mer.
  • Le patin est léger : grâce à une mise à l’eau avec des pneus larges, le skipper peut tout seul transporter le bateau vers le bord de l’eau.
  • Le patin est simple : une grand-voile sans lattes, pas de bôme, pas de safrans de
    gouvernail, très vite paré pour naviguer, à mettre aisément tout seul sur sa remorque.
  • Le patin permet de naviguer dans la plus grande sécurité: le compartimentage des coques fait que celles-ci ne se remplissent jamais d’eau. Même des perforations de la grosseur d’un boulet de canon.
  • Après une chavirage, le Patin peut immédiatement être redressé. Même si le bateau est complètement à l’inverse, avec le mât verticalement dans l’eau, le Patin se redresse tout seul, sans l’aide des autres.
  • Dans les régates, le Patin se navigue en solitaire, mais donne double fun à deux skippers hors compétition.
  • Le Patin est moins cher que d’autres catamarans, tant en achat qu’en entretien.
  • Le patin donne au navigateur les mêmes sensations de fun et de vitesse qu’un catamaran. Le potentiel de vitesse est comparable à celui d’un Hobie Cat 16. Seule le trapèze y manque ; il faut faire appel à des cale-pieds, ce qui offre une plus grande sensation encore.

Le Patin : la voile essentielle !!!

4.) Comment naviguer ?

Un patin se navigue soit en déplaçant le centre de poussée vélique de la voile, soit en déplaçant le centre de gravité du bateau.

1. Déplacer le centre de poussée vélique de la voile:

Par changement de position du mât : mât incliné sur l’avant : on abat ; mât incliné sur l’arrière : on lofe.

Par changement de position de la voile par rapport au vent : quand le skipper embraque trop l’écoute, le Patin abattra. Si le skipper laisse virer l’écoute un peu (larguer ; guindant faseillant), le Patin lofera.

2. Le centre de gravité du bateau:

Quand le skipper met son poids en avant, le Patin lofera. Si le skipper met son poids en arrière, le bateau abattra.

Virer de bord:

Le skipper se déplace vers le mât (1) pour que le bateau se lofe au vent. Ensuite, le skipper se déplace vers l’arrière du bateau (2), donc sur la coque qui se trouve maintenant au vent et il s’appuie contre la voile (3). Puis, le skipper laisse passer la voile au-dessus et s’assoit sur la nouvelle coque au vent.

(1)

(2)

(3)

Empanner:

Le skipper déplace son poids vers l’arrière pour faire abattre le bateau. Quand le patin navigue vent arrière, le skipper s’assoit sur le côté sous le vent et laisse entraîner ses pieds contre le bateau dans l’eau de manière à former un gouvernail. Ainsi le Patin va continuer sur un cap qui permet de recevoir le vent de l’autre côté dans la voile. Après l’empannage, on doit encore freiner un petit peu et reprendre la position normale sur la coque au vent.

5.) Le trim d’un Patin

 Le skipper s’assoit normalement à la hauteur du dernier tiers du bateau.

Le trim fin se fait en:

  • adaptant la position du mât au vent et à l’allure..
  • réglant la voile à l’aide du cunningham et du nerf de chute et en réglant la flexion du mât.

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